Mercredi 27 mai 2009
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Le paradoxe - mais j'y reviendrai, texte à l'appui, de même que je n'oublie pas le Maroc,
Tandem, Syrocco et Graillot
Quelques mots rapides, retraçant mal l'intensité et la qualité de la dégustation
j'ai eu la chance l'autre jour de me trouver à Bourgueil. suite à une invitation. j'avais le tout début de la matinée vacant. un appel laissé sur un répondeur
me laissait dubitative sur la possibilité de visiter un vigneron avec lequel je travaillais avant mon premier rendez-vous officiel. Que diantre, n'ayant pas
de nouvelles, j'arrivais au domaine avec le secret espoir de rencontrer la personne en charge de la vinif, croisée quelques mois plus tôt au Salon des Vins de Loire, Stéphanie Caslot
La Route, les Lieux-Dits, les Cuvées : où comment un nom incarne une géographie
(Gracq ne l'aurait pas reniée)
Donc, une sonnette, personne; un toc à la porte, personne; un téléphone portable, et une réponse sortant de la terre, et un retour au centre de celle-ci, chez les Caslot, père, fils & fille
Donc 1,5 ha de cave, datant pour partie du XI-XIII ème siècle,
des qualités de conservation hallucinantes (cf l'ardoise ci-dessous).
De bons terroirs, de beaux terroirs, de grands terroirs, bref, une véritable incarnation du paysage viticole de Bourgueil. Une histoire famililale centenaire. Du
respect. Et, un brin de folie, un côté intuitif qui vous fait choisir sans raison, au ressenti - on oublie le jeune Descartes, on aime le jeune Nietzsche - ce qui donne aujourd'hui
plus d'une trentaine d'hectares, un peu maltraitée par la biodynamie passionnée des débuts... Mais des vins d'une authenticité rare, et d'une vibration
remarquable, se cherchant encore pour les nouveaux millésimes - Je suis fière de travailler avec leurs vins chez Rouge Tomate.
Dégustation, verticale et autres plaisirs gustatifs
Donc, plus sérieusement
2008 : se fait gentillement, beaucoup de densité, d'acidité, de tension - à suivre
2007 : de belles choses, un peu serré encore sur les grandes cuvées (Busardières), mais une très belle
homogénéité
2006 : des cuvées ouvertes, vous tendant les bras, vous appelant à boire (Chevalerie surtout); d'autres un peu frigides,
retenues, vous demandant d'attendre l'instant de séduction (même Peu Muleau)
2005 : un Alcofribas surprenant, oscillant entre une certaine évolution, due à des fermentations alanguies, et une
fraîcheur de jeune premier
1996 : Galichets, fringant & séducteur
Moins intense, plus millésime, mais très très attachant
De même un peu plus stylé peut être, très gourmand
1989 : Busardières, grand
1982 : Galichets, très grand
Un rapport qualité / prix imbattable, de la personnalité, et du terroir
J'adore ses vins
et pour finir me dires-vous : et bien curieusement,
Jasmin 2006, et Côte Brune Jamet 1999
de la syrah du nord, sur ces terroirs...
parce que grand vigneron habile dégustateur
Par pascaline
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Publié dans : vignes, vignobles, vignerons
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